Articles de presse

Le Devoir - Cliff of the Dawn

Samedi le 14 novembre 2015

Transe Nordique...

 

Ce groupe abitibien possède le don de confondre le temps, faire remonter l'originel, le fondre dans le synthé, le recouvrir d'instruments acoustiques de toutes les époques. C'est primitif avec le didjéridou, chamanique avec les rythmiques profondes, et très aérien par les voix. Cliff of the Dawn est aussi une plongée dans l'univers nordique sans frontières ni contraintes d'époques. Parfois plus celtique ou plus scandinave, parfois géographiquement flou, le disque fait parfois ressortir ce quelque chose qui paraît venir de l'au-delà ou ce fond proche des racines autochtones. Comparativement au précédent, qui en était un de remixage, celui-ci laisse plus de place aux instruments acoustiques et au didjéridou. Saltarello en est à son sixième disque produit à compte d'auteur et n'a toujours pas la diffusion qu'il mérite chez lui, au Québec. Il serait temps de prêter l'oreille ; le temps apparaîtra sous un autre jour. - Le Devoir, Yves Bernard, vendredi 13 novembre 2015

 

Magazine Son & Image

Dimanche le 17 avril 2016 à 12 h 12

CLIFF OF THE DAWN Saltarello
 
Par MICHEL DUPUIS
 
SAISONS DES HOMMES

Les mots printemps, été, automne et surtout hiver deviennent des non-réalités en ces temps de bouleversements climatiques. Que seront devenues ces saisons dans un futur rapproché si l'on ne redresse pas la barre à temps? Les semailles, la neige qui ravit les enfants, les plantes et les feuilles, le temps feront place aux déserts arides et aux cours d'eau asséchés. C'est un peu l'évocation de ces sujets dont fait part la musique de ma chronique.
Saltarello, une consonance italienne, une danse médiévale enjouée, populaire en Italie centrale au XIIIe siècle avec un rythme près de la tarentelle pour accompagner les danseurs. On dit qu'elle est redevenue très en vogue.
 
Le groupe Saltarello, originaire de l'Abitibi et formé de cinq ou six membres, selon les besoins du répertoire, garde curieusement de cette inspiration médiévale dans ses compositions, bien que ce n'en soit pas le motif premier. Il y a des percussions autochtones, des incantations tirées du répertoire des hommes de toutes les époques. Quelquefois, l'appel aux divinités nordiques se fait évident. Il y a surtout l'instrumentation qui passe des instruments anciens jusqu'aux sons synthétisés et programmés pour créer les musiques les plus contemporaines où les frontières sont absentes.
 
Julie Pomerleau et Luc Lafrenière, les fondateurs du groupe et artistes-musiciens, sont les artisans de cette aventure musicale à laquelle s'est ajoutée la belle voix de Jessica Poirier et d'autres musiciens. Les instruments variés font appel au hurdy-gurdy, à la harpe celtique, aux ruines-babines, au djembé.
 
Avec Saltarello, on ne regarde plus le temps en coupures de saisons, mais en divisions d'époques couvrant l'ère des hommes sur Terre, mais aussi se prolongeant dans une bulle temps espace où le Futur est le maitre mot. C'est une liaison très vaste entre les dieux Vikings, les forces de l'Au-delà et les promesses d'une vision d'un monde meilleur. La parole articulée avec une langue telle qu'on la connaît n'y a plus sa place. Saltarello universalise son langage à l'aide de cris et d'onomatopées étranges donnant un sens à cette création originale. Une belle façon de s'évader du chaos actuel et de faire une belle découverte musicale venue des terres du Nord.
 
MAGAZINE SON & IMAGE VOLUME 17, NUMÉRO 2
 

Paris-Montréal Mag

Dimanche le 17 avril 2016 à 12 h 05

LA TRANSE NORDIQUE DE SALTARELLO
 
C'est l'un des secrets musicaux les mieux gardés du Canada. Fondé par Julie Pomerleau et Luc Lafrenière, le groupe québécois Saltarello propose une formule sans équivalent. Elle combine des inspirations issues de la culture païenne européenne, des mythes scandinaves médiévaux et aussi des cultures autochtones du grand Nord. Leur sixième album «Cliff of the Dawn», vient de paraître. RACONTÉ PAR JULIE POMERLEAU
Sous le ciel bleu du jour et de la danse nocturne des aurores boréales, nous créons une musique inspirée de nos grands espaces couverts de lacs, de rivières, de forêts et d'histoires. Si nos ancêtres français avaient trouvé une promesse d'un meilleur avenir en venant s'installer autrefois en Abitibi, nous y cultivons notre voie musicale. Notre univers sonore est coloré par notre curiosité du monde des voix, des instruments d'ici et d'ailleurs que nous utilisons sans frontières ni contraintes d'époque.
 
Notre rencontre remonte au début des années 2000. En tant que pianiste, j'étais invité à participer à une série de spectacles visuels et sonores que Luc offrait dans la chapelle de l'ancienne Université de Rouyn- Noranda. Déjà, il chantait avec des sons, dans une langue “inventée “ qui abolissait toutes limites. Quelque chose de sacré et d'ancestral s'exprimait dans sa musique, comme une transe. Ma surprise fut encore plus grande de découvrir qu'il possédait un instrument ancien, ancêtre du piano: le tympanon. Nom français d'un instrument que l'on retrouvait dans toute l'Europe et en Orient, le tympanon devenait le souffle de départ de ce merveilleux destin. Je faisais la connaissance d'un musicien qui, comme moi, avait le désir de créer autre chose, loin des sentiers habituels. Un vrai coup de foudre musical!
 
RETROUVER LE NORD
 
Entre l'exploration des musiques dites sacrées, les voix profondes et les instruments tels que la harpe celtique, le bouzouki, la vielle à roue, les cornemuses, les percussions et les synthétiseurs, Saltarello s'est tout de suite distingué des autres groupes. Ce projet prenait de plus en plus de place, il devenait notre mode de vie. Notre objectif était de permettre la rencontre des mémoires ancestrales, à notre façon. En étudiant l'histoire et en nous familiarisant avec les instruments du Moyen Âge, nous avons aussi créé des ateliers musicaux consacrés à cette époque et destinés aux écoles du territoire francophone du Québec. En lien avec les ministères de la Culture et de l'Éducation, ces ateliers nous permettent de sillonner la province, afin de faire découvrir aux jeunes d'ici toute la richesse et la beauté musicale de l'Europe, à travers la musique et les instruments des cultures païennes, celtes, profanes... Cela nous a conduit aussi à explorer davantage le territoire du Nord du Québec. Un jour, alors que nous avions parcouru plusieurs centaines de kilomètres sur une route se terminant à Radisson, passant à travers un troupeau de caribous et voyant les arbres devenir plus petits et moins nombreux, ce périple nous est apparu comme une évidence: nous faisions la rencontre de notre Nord, nous retrouvions nos propres mémoires ancestrales, les racines autochtones de nos arrière-grands-parents! Ce désir de partager notre vision du Nord s'est traduit par de nombreuses recherches sur les techniques vocales des chants innus, la spiritualité des peuples nomades et polythéistes d'ici et de l'Europe. Nous avons compris à ce moment que d'étroits liens se nouaient entre notre démarche artistique et ce lieu où nous vivons. Ses immenses étendues apportent une liberté où le temps et la nature ont forgé la culture. Une richesse simple et vraie. Notre façon unique de chanter, d'utiliser les instruments anciens et contemporains apportent à nos compositions à la fois aériennes et rythmées, une transe nordique inspirée par l'ancien monde et celui d'aujourd'hui dans lequel nous vivons. Une musique inspirée par le cycle de la vie, dans la continuité et le changement...
En février, ParisMontréal proposera par tirage au sort de gagner cinq exemplaires du nouvel album de Saltarello. Rendez-vous sur Facebook !
 
2 ParisMontréal | JANVIER-FÉVRIER 2016 # 04
 

Nine Worlds - Le Devoir

Vendredi le 3 juin 2011

NEUF MONDES, NINE WORLDS Déjà le quatrième album en une décennie pour ce groupe abitibien qui, après avoir exploré les voix profondes des musiques sacrées, les sons aériens des cordes du monde et les rythmes nord-africains, retrouve ici son âme nordique. Mais le Nord devient prétexte à de nouvelles sonorités pour cette musique qui demeure dégagée de toutes frontières imposées. Si l'ensemble s'inscrit dans la mouvance de Dead Can Dance ou de Jean-Michel Jarre, dans ce qu'il a de meilleur, une personnalité singulière s'impose. Le vent souffle fort sur des ambiances caverneuses. des clochettes ou des voix éthérées. Le Moyen Âge se confond dans les espaces planants et électro. Le ciel est déchiré par ses voix célestes. La harpe celtique s'élève au-dessus des frappes puissantes. La vièle mélodique confère un accent dramatique. Et ce poème de Dan Behrman sur Jérusalem, qui rassemble les croyances.Par ce disque, une porte s'ouvre vers l'éternité. (Yves Bernard, Vitrine du disque -3 Juin, 2011 – Le Devoir)

 

Nine Worlds - Magazine Son & Images

Jeudi le 1 septembre 2011

SALTARELLO: « NINE WORLDS » (Productions Saltarello, 2011)

Tel une plume venue d'Abitibi pour caresser doucement et apaiser le visage de la planète, les deux amants multi-instrumentistes de Palmarolle, Luc Lafrenière et Julie Pomerleau, se sont inspiré de lectures sur les Croisades pour mettre le cap vers les civilisations nordiques à l'aide d'une démarche créative suivant un processus instinctif alimenté par tout ce qui les entoure: Les gens, les instruments, l'histoire, les voyages, les rencontres et la nature… Les 14 plages constituant « Nine Worlds » représentent une partie de leurs racines ainsi que leurs bras tendus vers le reste d'un monde sans frontières, libre et rempli d'une multitude de sonorités et d'expression musicale de toutes sortes… Les adeptes de la transe et du mysticisme seront ravis par l'équilibre quasi-parfait d'instruments à la fois anciens et modernes pour  lequel Luc et Julie firent appel à l'expertise et aux talents de Daniel Thonon, multi-instrumentiste lui aussi,  luthier et spécialiste de la musique trad bretonne et wallonne qui fut à l'origine de deux très beaux ensembles made in Québec , Advielle Que Pourra et, un peu plus tard, Montcorbier.

J'ai également eu l'honneur et surtout le plaisir de composer et d'enregistrer pour cet album un poème intitulé « Jérusalem, Al Q'Oud, Yeroushalaïm » à la demande de Luc et de Julie, texte servant de prélude à une mélodie ensorcelante à laquelle il est difficile de résister.  Original, chatoyant et très organique, le son de Saltarello rappelle parfois et avec plaisir celui d'ensembles européens aussi noirs quenotoires tels Hedningarna et Gamarna (Suède), Malicorne (France), Clannad (Irlande) sans oublier Dead Can Dance et même Alan Stivell à la valeureuse époque de « La Symphonie celtique ». La voix chaude et généreuse de Luc Lafrenière secondée par les intonations vestales de Julie Pomerleau et de Catherine Baril se fond à merveille avec les multi-couleurs de la vielle à roue et des cornemuses de Daniel Thonon, elles-même soutenues par d'autres instruments exotiques et sans âge tels le tympanon, le bouzouki, la flûte irlandaise, le duduk arménien, le dulcimer, les synthés et bien sûr, les percussions musclées de Luc qui excelle au djembé, bendir et à la darbouka.

Saltarello s'est présenté en public plusieurs fois pendant l'été lors de divers festivals pan-québécois et, lorsque je les ai vu et entendu à l'occasion du Centenaire de Greenfield Park, j'ai été profondément touché  tout comme les nombreux autres spectateurs qui, malgré qu'ils n'avaient jamais entendu parler de ce groupe auparavant, refusaient qu'ils quittent la scène! Un grand moment vraiment! Alors, et puisqu'il s'agit ici uniquement de plaisir des sens et de l'esprit, consultez le site web du groupe au www.saltarello.ca pour plus d'information ou encore, procurez-vous l'album sur i-Tunes.

 

Forgotten Passage - Magazine Son & Images

Mardi le 1 novembre 2011

Bienvenue au village abitibien de Palmarolle où, pas très loin de Rouyn-Noranda, vivent et évoluent deux belles âmes, Julie Pomerleau et Luc Lafrenière, qui depuis leur studio maison construit dans une vieille grange, se transportent et font voyager dans des univers enchanteurs et sans frontières tous ceux qui sont prêts à monter à bord de leur véritable tapis volant virtuel. Voici des voix uniques, des ambiances chaleureuses, des instruments issus des temps passés, présents et futurs ainsi que la mémoire de nombreuses et diverses cultures rassemblées sur cet album de toute beauté intitulé Forgotten Passage.

 

Ce couple hors du commun, passionné des musiques d'ici et d'ailleurs, existe depuis douze ans et a déjà à son actif deux autres albums tout aussi beaux et dignes d'intérêt : O Pietas (2001) et Humana (2004). Inspirés autant pas le patrimoine Rom que par les traditions Berbères, Gnawa et Soufi, Julie Pomerleau et Luc Lafrenière jouent d'une grande variété d'instruments ethniques de toutes sortes qu'ils collectionnent ou qu'ils construisent même de leurs propres mains au besoin sans compter les nombreux échantillonnages de sons naturels et de chants ethniques pris sur le vif par Luc lors de leur voyage en Europe et au Maroc. Luc est aussi dôté d'une voix chaleureuse , puissante et aérienne pouvant atteindre plusieurs octaves si besoin est. Cette voix, secondées par les chœurs célestes de Julie Pomerleau et de Jessica Poirier transporte de façon pressante ceux qui l'écoutent dans un ailleurs où la réalité est tout autre que celle à laquelle nous sommes habitués à travers des sonorités étrangères, mais on ne peut plus harmonieuses qui ne sont pas sans rappeler avec plaisir les transes de Lisa Gerrard et de Brendan Perry, valeureux pionniers de Dead Can Dance, ou encore celle de la chanteuse et danseuse persane Sussan Deihim et de son acrolyte électronicien new-yorkais, Richard Horowitz.

 

Présentement en pleine production de leur quatrième album dans lequel ils font appel à l'illustre multi-instrumentiste belge Daniel Thonon à titre de réalisateur et de musicien, Saltarello est en train de se positionner comme étant le groupe phare de la scène Ethno-Transe contemporaine québécoise qui pourrait fot bien allumer les oreilles, les esprits et les cœurs avides de musique néo-sacrée bien au-delà de nos frontières. En attendant ce moment, vous pouvez encourager Saltarello et découvrir Forgotten Passage par le biais de leur site du bout des doigts en tapant le (www.saltarello.ca). Je vous souhaite une belle écoute ainsi que très belles de Noël. Dan Behrman, toujours sous embargo…

 
 
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